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page des Cap Horniers : ceux qui ont passsé
le cap Horn à la voile sur un navire de commerce, ne pas confondre avec les Cap Horniers de Plaisance
L'Amicale des Cap Horniers Les Cap Horniers ont eu leurAmicale : l'AICH , en 1996 ils se sont réunis à Brest en mai 2003 l'AICH s'est auto dissoute
Le dernier carré des cap horniersMalamok, Albatros ou Grand Mât BREST (29). Temps de brume, hier matin sur Brest au moment où le congrès de l'Amicale Internationale des Capitaines au Long Cours cap-horniers hissait les couleurs de chacun des 14 pays participants. Mais peu importe la météo quand on a affronté, dans les quarantièmes rugissants, des vagues de 15 m et des débris d'iceberg. « Avoir franchi le Cap-Horn à la voile, dans les deux sens, sur un navire de commerce » : c'est la condition nécessaire et suffisante pour se voir attribuer à vie le titre de cap-hornier. Un seul « Albatros »Comme les dernières navigations commerciales à la voile remontent aux années trente, du moins dans les pays développés, le nombre des membres potentiels de l'amicale disparaît comme l'écume après la tempête. Et l'on est moins regardant sur le mot « capitaine ». « Il y a une hiérarchie dans notre amicale », explique Anatole Demulder, un navigateur belge qui brigue le titre de « Grand-Mât », c'est-à-dire président de l'association. « Seuls ceux qui ont commandé un voilier lors du passage du Horn ont le droit à l'appellation « Albatros ». Aujourd'hui, il n'en reste plus qu'un à travers le monde. Il a 98 ans et son état de santé ne lui a pas permis de quitter son île d'Aland, entre la Finlande et la Suède ». Les « Malamok » sont des officiers qui ont passé le Horn alors qu'ils n'étaient pas encore capitaines tandis que les hommes d'équipage s'appellent « Les pigeons du Cap ». Au total, ils sont une centaine rassemblés à Brest pour trois jours. Ils sont là pour le plaisir de se retrouver et aussi pour reprendre contact avec leur élément : ce matin, ils embarquent au port de commerce pour une excursion à Ouessant. La plupart d'entre eux sont accompagnés de leur épouse. « Il y a aussi des cap-hornières », explique Jacques Perdrau, le fils de l'ancien Grand-Mât, récemment décédé, et assurant l'intérim de la présidence. « Sur les navires marchands, les officiers embarquaient parfois en couple. Des femmes, enceintes à l'aller, accouchaient au Chili et ramenaient l'enfant par la mer ». Prestement amarinés, les gaillards... Un monument sur la côte chiliennePour l'une des dernières fois, les marins, moyenne d'âge 85 ans, répètent à l'envi des histoires de légende, des déferlantes plus hautes que des immeubles, l'attente interminable avant de trouver une éclaircie. « Il n'y a en moyenne que quatre jours de beau temps par an au Cap-Horn », dit Anatole Demulder. « Nous les avons eus en 1992 (En bon Belge, il dit « Nonante-deux ») lorsque le gouvernement chilien a fait ériger au Cap-Horn un monument à la mémoire de tous les marins péris en mer, en tentant de franchir le cap ». Les Chiliens ont été les derniers à franchir le passage avec des navires marchands à voile. « En 1945, El Condor naviguait encore », ajoute le Contre-Amiral Roberto Benavente, de la Marine nationale Chilienne. Lui, il l'a franchi au moteur, pour la première fois en 1963, et il s'en souvient encore. S'il est venu à Brest, même s'il n'est pas cap-hornier au sens strict, c'est pour porter la mémoire de tous ses compatriotes qui ont appris à vivre, avec à leur pied, un mythe mondial de l'aventure. Hervé QuéménerL'Amicale Internationale des Capitaines au Long-Cours Cap Horniers a décidé sa dissolution,
le compte-rendu du Capitaine Roger GHYS ULTIME CONGRES DE L’AMICALE INTERNATIONALE DES CAPITAINES CAP HORNIERS 15 mai 2003 au PALAIS DU GRAND LARGE de SAINT MALO L’Amicale des Capitaines au Long Cours Cap Horniers naquit en 1937. L’idée en fut lancée lors d’un déjeuner. Les convives s’apercevant qu’ils avaient tous doublé de nombreuses fois le Cap Horn, ils décidèrent alors de se grouper et de se retrouver chaque année pour évoquer le passé dans l’ambiance cordiale des voyages d’autrefois. Le premier comité fut constitué et le Capitaine Louis Allaire en fut nommé Président (Le « Grand Mat »). L’amicale appareillait, voiles hautes, avec un équipage d’Albatros ayant commandé au Cap Horn et de Malamoks, qui furent leurs officiers. Mais bientôt surgirent de toute la France Maritime, d’autres Cap Horniers marins des Grands Voiliers à batterie de la Maison Bordes, des Nantais aux fines coques grises, des Havrais aux guindants provocants, des Rouennais, des Bayonnais aux larges croisures, des Marseillais, tous les derniers survivants d’une époque révolue, attirés par l’irrésistible aimant du passé, par le mirage de l’inoubliable épopée. Et tous gouvernèrent dans le sillage phosphorescent de l’Amicale. Tous ayant conquis leur titre au large du Cap Horn, unis entre eux par de solides amitiés, nées dans les ports lointains, de l’Océan Indien au Pacifique, où au corne d’artimon jadis claquaient les pavillons de France. Tous virent annuellement sur le rocher de Saint Malo, commémorer le souvenir des misères et des servitudes, mais aussi des grandeurs et des exaltantes joies de la navigation à voile. Notre Amicale prospéra, vent sous vergue, et elle est devenue internationale. Environ 2000 collègues étrangers provenant de 16 pays différents, tout en restant fidèles aux règles strictes établies par nos fondateurs, rejoignant nos rangs dans cette solidarité de la Mer qui veut que les Marins, quel que soit le pavillon flottant à la poupe de leur navire, soient tous des citoyens du Monde. Près de 200 « Torcheurs de toile » animent maintenant notre Amicale, ravivant en elle les traditions séculaires. Chaque année, hélas ! creuse des vides dans nos rangs, camarades irremplaçables, car après nous, il n'y aura plus de Cap Horniers. C’est pourquoi nous voulons magnifier et chanter cette navigation surhumaine, que nous avons aimée, dans l’environnement ensoleillé des Tropiques comme dans les monstrueux déchaînements des ouragans glacés du Cap. Nous respecterons et perpétuerons, tant que nous serons là, les traditions et les souvenirs comme une leçon d’énergie et un splendide reflet de notre vie d’autrefois. Et nous terminerons par un Adieu à nos beaux navires, à nos Grands Voiliers, ambassadeurs de France, poètes éloquents d’une Marine disparue, creusets où se fondaient intimement nos espoirs et nos joies, sous le pilon d’une discipline rigide mais nécessaire, modelant des caractères et des marins. Nos coques majestueuses aux fines matures, ont été dépecées sous la tranche des démolisseurs insensibles à leurs prouesses, à leur élégance, à leurs lignes harmonieuses, à tout ce qu’elles représentaient à nos esprits et à nos cœurs, lorsqu’il y a quelques années encore, nous apercevions de loin les lignes blanches fuser du dernier voilier attendant le verdict sans appel du progrès qui rayait à jamais ces grands oiseaux de la surfaces des mers, où ils avaient régné, jadis seuls, tous seuls. Mais peut-être vaut il mieux qu’il en soit ainsi, car comment trouver aujourd’hui des équipages à la mesure de leur noblesse et de leurs exigences. Les Vieux Marins sont morts avec eux. Adieu Vieux Compagnons d’Aventures, Capitaines, officiers, serviteurs éprouvés et fidèles de la Mer, marins inégalés parce qu’inégalables, qui vécurent fièrement, sans peur comme sans forfanterie, la prestigieuse épopée de la Voile, entrée désormais dans la légende. Et tous ensemble, penchons-nous encore une fois pieusement sur cet inoubliable passé, tombeau définitif où dorment pour toujours les trésors les plus chers de notre ardente et belle jeunesse, les images incomparables de nos chers voiliers, que rien ne remplacera plus jamais, ni sur les océans, ni dans nos cœurs. Notre Amicale Internationale des Cap Horniers noble, avec sa base bien conçue, est véritablement unique. Sa vie ne devrait pas être prolongée artificiellement par des « transplantations » mais être autorisée à voir ses années de crépuscule et, ayant bien servi son but, de finir en beauté et de mourir en toute dignité. Lors du Congrès annuel 2000 à Mariehamn aux Iles Aland, berceau de la Flotte importante de Gustaf Erikson, ce dernier grand armateur finlandais, le Conseil fédéral a donc décidé, à l’unanimité, que la dissolution de l’Amicale Internationale aura lieu en 2003. L’A.I.C.H. ayant vu le jour à Saint Malo en 1937, y finira en beauté rendant ainsi hommage à nos illustres Fondateurs. La section Franco-Belge, sous la Présidence du Capitaine Roger GHYS, est chargée de l’organisation de cet ultime congrès, qui sera grandiose à l’image du grand prestige dont l’A.I.C.H. jouit de par le Monde. Les veuves des Cap Horniers et les sympathisants sont également invités et nous comptons sur une présence de 300 à 400 participants. |
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La section Chilienne n'est pas résignée The A.I.C.H. in its original version is an entity unique in the world and one of the more exclusive club that
has existed. Its life will come to an end after the last Congress to be held in Saint Malö, France, in May
2003. Before the last Congress an international meeting was held in Nyborg, Denmark, in July 2002. In spite of
this, the Chilean Brotherhood of Captains of Cape Horn will continue in accordance with its own rules. The Spirit
of Saint Malo, which is directly linked with the glorious era of the early sail ship Captains, will never fade
away. Their loyalty, courage, determination, bravery, leadership abilities and sailor's spirit will live on within
those institutions that will replace A.I.C.H. ( extrait du site internet des Cap Horniers Chiliens ) |

A Saint-Malo ( Saint Servan ) la Tour Solidor abrite ce musée dans un très beau sîte

l'annexe du Musée
l'Amiral Roberto BENAVENTE est président
de la section chilienne de l'A.I.C.H.
Pour passer le Cap Horn
les
conseils de la maison Bordes ( armateur ) à ses capitaines :
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<<Pour doubler rapidement le Cap Horn l'expérience
a prouvé qu'il faut passer aussi près de terre que possible.>>
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Traversée du détroit de Magellan et passage du Cap horn en 1935
Un document tout à fait exceptionnel qui m'a été
envoyé par Benoist Nalbone embarqué comme
radiotélégraphiste à bord de la Jeanne d'Arc. Il a
rédigé ce texte à partir de ses notes, il y a
joint quelques photos d'excellente qualité (un photographe
amateur en 1935 !! )